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Comparatifs

Préavis en location vide ou meublée

5 min de lectureMis à jour le Sources officielles citées

Quand un locataire décide de quitter son logement, la première question est celle du délai : combien de temps de préavis doit-il respecter ? La réponse dépend d’abord du type de bail. Location vide et location meublée ne suivent pas les mêmes règles, et la localisation du logement peut encore raccourcir le délai. Ce comparatif met en regard les durées de préavis prévues par la loi du 6 juillet 1989 selon que le bail est vide ou meublé.

En bref

En location vide, le préavis du locataire est de trois mois (article 15), réduit à un mois notamment en zone tendue. En location meublée, il est d’un mois quelle que soit la situation (article 25-8). Le meublé offre donc, par principe, un délai plus court pour rendre le logement.


Deux régimes, deux durées

La loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 organise séparément la location vide et la location meublée. Pour le locataire qui souhaite partir, cette distinction se traduit d’abord par une durée de préavis différente. En location vide, l’article 15 fixe un préavis de principe de trois mois. En location meublée, l’article 25-8 ramène ce préavis à un mois. Le meublé se caractérise ainsi par une plus grande souplesse de sortie pour le locataire.

Ce préavis correspond au délai entre le moment où le locataire notifie son congé au bailleur et la date à laquelle il rend effectivement le logement. Pendant ce temps, le bail continue de produire ses effets : le loyer et les charges restent dus.

CritèreLocation videLocation meublée
Durée de principeTrois mois (article 15)Un mois (article 25-8)
Réduction en zone tendueOui, à un moisSans objet (déjà un mois)
Texte applicableLoi 89-462, article 15Loi 89-462, article 25-8
Point de départRéception du congé par le bailleurRéception du congé par le bailleur
Loyer pendant le préavisDû jusqu’au termeDû jusqu’au terme
Comparaison du préavis du locataire en location vide et en location meublée.

La location vide : trois mois, parfois un

En location vide, le préavis de droit commun est de trois mois. La loi prévoit toutefois plusieurs situations dans lesquelles ce délai tombe à un mois. La plus courante tient à la localisation du logement : lorsqu’il se trouve en zone tendue, le locataire bénéficie d’un préavis réduit à un mois. D’autres cas légaux permettent aussi cette réduction. Dans tous les cas, la réduction doit pouvoir être justifiée par le locataire.

Le locataire qui invoque un préavis réduit a intérêt à préciser le motif dans son congé. À défaut, le préavis de trois mois s’applique par principe, ce qui prolonge d’autant la durée pendant laquelle le loyer reste dû.

La zone tendue est le cas de réduction le plus fréquent, mais ce n’est pas le seul. Le préavis d’un mois en location vide suppose de se trouver dans l’une des situations prévues par la loi et de pouvoir la justifier.

La location meublée : un mois par principe

En location meublée, la question de la zone tendue ne se pose pas de la même façon : l’article 25-8 fixe un préavis d’un mois pour le locataire, sans condition particulière tenant à la localisation. Le meublé, souvent choisi pour sa flexibilité, offre ainsi un délai de sortie court et uniforme. Le locataire notifie son congé et rend le logement un mois plus tard, une fois le préavis écoulé.

Cette différence de durée est l’une des distinctions les plus concrètes entre les deux régimes. Elle explique en partie l’attrait du meublé pour les locataires dont la situation évolue vite — mobilité professionnelle, études, transition entre deux logements.

Ce qui est commun aux deux baux

Quel que soit le régime, le préavis court à compter de la réception du congé par le bailleur, et non de la date à laquelle le locataire décide de partir. Le loyer et les charges restent dus pendant toute cette période, sauf si le logement est reloué plus tôt. Enfin, le congé doit être notifié dans les formes prévues par la loi, condition sans laquelle le délai ne commence pas à courir.

  • vérifier le type de bail : vide ou meublé, car il détermine la durée applicable ;
  • en location vide, vérifier si un motif de réduction à un mois s’applique, notamment la zone tendue ;
  • notifier le congé dans les formes requises pour faire partir le délai ;
  • tenir compte du loyer dû jusqu’au terme du préavis.

Comment s’y retrouver

Le réflexe est simple : identifier d’abord le régime du bail. En meublé, le préavis est d’un mois. En vide, il est de trois mois, réduit à un mois notamment en zone tendue. Cette grille de lecture suffit à anticiper la durée pendant laquelle le locataire reste engagé, et à préparer sereinement la sortie du logement, état des lieux compris.

Questions fréquentes

Quel est le préavis du locataire en location vide ?

Trois mois en principe, en application de l’article 15 de la loi du 6 juillet 1989. Ce délai est réduit à un mois notamment lorsque le logement est situé en zone tendue.

Quel est le préavis du locataire en location meublée ?

Un mois, en application de l’article 25-8 de la loi du 6 juillet 1989, sans condition tenant à la localisation du logement.

À partir de quand court le préavis ?

Le préavis court à compter de la réception du congé par le bailleur, et non de la date à laquelle le locataire décide de quitter le logement.

Le loyer reste-t-il dû pendant le préavis ?

Oui. Le loyer et les charges restent dus jusqu’au terme du préavis, sauf si le logement est reloué avant cette date.

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