EtatDesLieuxPDFL'outil des propriétairesGénérer

Questions

La peinture est-elle à la charge du locataire ?

4 min de lectureMis à jour le Sources officielles citées

La peinture des murs cristallise beaucoup de désaccords à la sortie. Faut-il la refaire aux frais du locataire ? La réponse repose sur une distinction essentielle du droit locatif : celle entre la vétusté, liée au temps, et la dégradation, imputable au locataire. Ce guide fait le point à partir des textes applicables.

En bref

Cela dépend de l’état de la peinture. La peinture qui se ternit ou se défraîchit avec le temps relève de la vétusté, usure normale du logement, qui n’est pas facturable au locataire. En revanche, des dégradations imputables au locataire, allant au-delà de l’usage normal, peuvent lui être opposées. La distinction s’apprécie en comparant l’état des lieux d’entrée et celui de sortie.


Vétusté ou dégradation : la question centrale

Pour la peinture, tout se joue sur une distinction. Le décret n° 2016-382 rappelle que la vétusté correspond à l’usure normale d’un logement utilisé conformément à sa destination. Elle n’est pas une dégradation et n’est pas facturable au locataire.

Une peinture qui se ternit, jaunit ou se défraîchit simplement avec le temps relève de cette usure normale. Le locataire n’a pas à en supporter la réfection au seul motif qu’elle n’est plus aussi fraîche qu’à son entrée. C’est une conséquence attendue de l’occupation et de l’écoulement du temps.

Une peinture qui vieillit n’est pas une peinture dégradée. La vétusté, usure normale liée au temps et à l’usage, reste à la charge du bailleur.

Ce qui peut relever du locataire

La vétusté n’efface pas toute responsabilité. Une dégradation imputable au locataire, c’est-à-dire un dommage allant au-delà de l’usage normal, peut lui être opposée. Il ne s’agit alors plus d’usure du temps, mais d’une atteinte causée à la peinture ou au support.

Par ailleurs, le décret n° 87-712 énumère de façon indicative des réparations locatives d’entretien courant à la charge du locataire, comme les menus raccords. Chaque situation s’apprécie concrètement, en tenant compte de l’ancienneté de la peinture et des conditions d’occupation.

  • La vétusté de la peinture reste à la charge du bailleur.
  • Une dégradation allant au-delà de l’usage normal peut relever du locataire.
  • Les menus raccords figurent parmi les réparations locatives du décret n° 87-712.
La frontière entre usure normale et dégradation s’apprécie au cas par cas, au regard de l’ancienneté de la peinture et de l’usage effectif du logement. En cas de doute, l’appréciation peut revenir au juge.

Le rôle des états des lieux

La distinction ne se fait pas dans l’abstrait. L’article 3-2 de la loi du 6 juillet 1989 prévoit la comparaison entre l’état des lieux d’entrée et celui de sortie. C’est cette comparaison qui permet de mesurer l’évolution de la peinture pendant la location.

Un défaut déjà mentionné à l’entrée ne peut pas être facturé à la sortie. Un état d’entrée précis, décrivant la fraîcheur et l’état des peintures pièce par pièce, protège donc autant le locataire que le bailleur au moment de discuter d’une éventuelle réfection.

Retenues et justificatifs

Si le bailleur considère qu’une dégradation de la peinture est imputable au locataire, il ne peut retenir une somme sur le dépôt de garantie que sur présentation de justificatifs, tels qu’un devis ou une facture. Une retenue non justifiée peut être contestée.

Le locataire peut demander le détail chiffré des sommes envisagées et les pièces correspondantes, puis, en cas de désaccord, engager une démarche amiable avant de saisir la conciliation et le juge compétent.

Notre modèle d’état des lieux est un document indicatif à compléter, signer et conserver. Décrire l’état des peintures à l’entrée facilite ensuite la distinction entre vétusté et dégradation.

Questions fréquentes

La peinture est-elle toujours à la charge du locataire ?

Non. La peinture ternie par le temps relève de la vétusté, usure normale non facturable au locataire. Seule une dégradation imputable au locataire peut lui être opposée.

Quelle différence entre vétusté et dégradation ?

La vétusté est l’usure normale liée au temps, à la charge du bailleur. La dégradation est un dommage allant au-delà de l’usage normal, imputable au locataire.

Comment apprécier l’état de la peinture ?

En comparant l’état des lieux d’entrée et celui de sortie, en tenant compte de l’ancienneté de la peinture et des conditions d’occupation.

Le bailleur peut-il retenir de quoi refaire la peinture ?

Seulement pour une dégradation imputable au locataire et sur présentation de justificatifs, tels qu’un devis ou une facture.

Cette page est fournie à titre d'information générale et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Le modèle d'état des lieux généré est un document indicatif à compléter, signer et conserver ; il n'a pas de valeur de certification.

Passez à la pratique

Générez votre état des lieux en PDF, avec vos photos, gratuitement.

Ouvrir le générateur

À lire aussi

Aller plus loin

L'état des lieux vous stresse ?

Dégradations oubliées, compteurs mal relevés, litige à la sortie : c'est le moment le plus sensible du bail. AD Gestion réalise vos états des lieux sur tablette, avec photos horodatées, et prend en charge la gestion complète de votre bien.

  • • États des lieux réalisés par un professionnel
  • • Photos datées et dossier archivé
  • • Gestion des loyers, quittances et litiges

Confier la gestion de mon bien

Vos coordonnées servent uniquement à vous recontacter au sujet de la gestion locative.