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Comment faire l’état des lieux d’un logement neuf ?
3 min de lectureMis à jour le Sources officielles citées
Louer un logement neuf ou jamais occupé peut laisser croire que l’état des lieux est superflu, tout étant en parfait état. C’est une erreur : l’état des lieux d’entrée reste indispensable. Ce guide explique comment le réaliser dans ce cas particulier.
En bref
Même pour un logement neuf, l’état des lieux d’entrée est nécessaire : il décrit le logement pièce par pièce, relève les compteurs le cas échéant et note la remise des clés. Constater l’état neuf fixe le point de départ de la vétusté et sert de référence à la sortie. Un état « bon » ou « neuf » doit être écrit, pas sous-entendu.
Un logement neuf n’échappe pas à l’état des lieux
L’article 3-2 de la loi du 6 juillet 1989 impose un état des lieux contradictoire à l’entrée et à la sortie, annexé au bail. Cette obligation ne fait pas d’exception pour un logement neuf ou jamais occupé : l’état des lieux d’entrée reste nécessaire.
Constater par écrit que le logement est en parfait état à l’arrivée protège autant le locataire que le bailleur. C’est ce constat qui fixera le point de départ pour apprécier, à la sortie, l’usure et d’éventuelles dégradations.
Décrire le logement pièce par pièce
Le décret n° 2016-382 du 30 mars 2016 encadre le contenu de l’état des lieux. Pour un logement neuf, la description doit être aussi rigoureuse que pour tout autre bien :
- Décrire chaque pièce, ses revêtements (sols, murs, plafonds) et ses équipements.
- Noter les relevés de compteurs, le cas échéant, et la remise des clés.
- Indiquer explicitement l’état constaté (par exemple « neuf » ou « bon état ») pour chaque élément.
Pourquoi le détail compte, même sur du neuf
Un logement neuf peut présenter, dès l’entrée, de petites imperfections (finitions, micro-rayures, réglages). Les consigner évite qu’elles soient plus tard interprétées comme des dégradations imputables au locataire.
À l’inverse, un état des lieux d’entrée qui atteste sans ambiguïté du caractère neuf permet au bailleur d’objectiver, à la sortie, ce qui relève d’une dégradation et ce qui relève de la simple vétusté — l’usure normale, non facturable au locataire.
Vétusté et réparations locatives
À partir de l’entrée dans un logement neuf, la vétusté commence à courir : au fil du temps, un usage normal use les revêtements et équipements, sans que cette usure puisse être facturée au locataire.
À la sortie, seules les dégradations avérées, distinctes de l’usure normale, peuvent être discutées. Les réparations locatives à la charge du locataire relèvent d’une liste indicative fixée par le décret n° 87-712 du 26 août 1987.