Type de bien
État des lieux d’une chambre de bonne
4 min de lectureMis à jour le Sources officielles citées
La chambre de bonne est un très petit logement, souvent situé au dernier étage, où tout se concentre dans une pièce unique. Sa surface réduite ne dispense d’aucune des mentions obligatoires, et ses accès par parties communes appellent une attention particulière. Ce guide détaille comment mener un état des lieux de chambre de bonne, élément par élément.
En bref
Une chambre de bonne réunit dans une pièce unique le coin nuit, un éventuel coin cuisine et parfois des sanitaires réduits. Chaque zone et équipement se décrit selon le décret n° 2016-382, y compris les accès par parties communes. Compteurs, clés et photos datées complètent l’état des lieux.
La chambre de bonne, tout dans une pièce
La chambre de bonne est un petit logement, souvent aménagé sous les toits au dernier étage d’un immeuble. Tout s’y concentre : coin nuit, éventuel coin cuisine, parfois un point d’eau ou des sanitaires réduits, quand ceux-ci ne sont pas sur le palier. La surface est réduite, mais l’état des lieux reste complet.
Le décret n° 2016-382 du 30 mars 2016 impose les mêmes mentions obligatoires qu’ailleurs : type et date, localisation, identité des parties, relevé des compteurs le cas échéant, décompte des clés, description précise des sols, murs, plafonds et équipements, puis signatures. Établi de façon contradictoire au sens de l’article 3-2 de la loi n° 89-462, le document est annexé au bail.
Les éléments à décrire dans une chambre de bonne
On décrit chaque zone et chaque équipement, malgré la surface réduite. Le tableau ci-dessous récapitule les éléments propres à ce logement.
| Élément | Points à vérifier |
|---|---|
| Sol, murs, plafond | Revêtements, rampants éventuels, traces d’humidité et fixations. |
| Fenêtre ou fenêtre de toit | Vitrage, ouvrant, manœuvre, joints et occultation. |
| Coin nuit | Espace de couchage, rangements et prises. |
| Coin cuisine | Point d’eau, plaque, meuble, évier et robinetterie. |
| Sanitaires | WC et lavabo réduits, ou accès aux sanitaires du palier. |
| Accès et parties communes | Porte palière, serrure, couloir et escalier d’accès. |
Pour chaque élément, on note l’état réel des surfaces et des équipements. La concentration des fonctions dans une seule pièce rend la description d’autant plus utile pour distinguer, à la sortie, l’usage normal des dégradations.
Le coin cuisine et les sanitaires réduits
Le coin cuisine d’une chambre de bonne se limite souvent à un point d’eau, une plaque et un petit meuble : chaque élément se décrit un par un, avec son état. Lorsque des sanitaires existent dans le logement, même réduits, WC et lavabo sont relevés au même titre.
- Décrire le point d’eau, l’évier et la robinetterie du coin cuisine.
- Relever la plaque et le petit meuble fournis, avec leur état.
- Noter l’état des sanitaires intérieurs, ou l’accès aux sanitaires du palier.
Accès et parties communes
La chambre de bonne s’atteint souvent par un escalier de service et un couloir desservant plusieurs chambres. Lorsque des sanitaires sont partagés sur le palier, on note leur existence et l’accès, sans les confondre avec les surfaces privatives du logement.
La porte palière et sa serrure se décrivent avec soin : elles ferment l’unique pièce et conditionnent la sécurité du logement. Ces mentions à l’entrée servent de référence à la sortie.
Compteurs, clés et photos
Le relevé des compteurs lorsqu’il y a lieu et le décompte des clés figurent parmi les mentions attendues. Ils fixent le point de départ des consommations et clarifient les moyens d’accès au logement et aux parties communes.
- Relever les index des compteurs présents, le cas échéant, ou noter leur absence.
- Compter et décrire les clés de la chambre et de l’accès commun.
- Noter les accès particuliers, cave, local commun ou boîte aux lettres.
La loi n’impose pas de photographier le logement, mais les photos datées sont une bonne pratique. Dans une chambre de bonne, quelques clichés nets de la pièce, du coin cuisine et des sanitaires complètent utilement les mentions écrites, sans les remplacer. Ils doivent être datés et conservés avec l’état des lieux.