Méthode
Réussir son état des lieux : 10 conseils
5 min de lectureMis à jour le Sources officielles citées
Un état des lieux réussi protège les deux parties : il fixe l’état du logement à un instant donné et sert de référence à la sortie. La loi en fait un document contradictoire, annexé au bail, dont la précision conditionne tout. Voici dix conseils concrets pour le mener sereinement, de la préparation à la signature.
En bref
Préparez le rendez-vous, faites-le à deux et logement vide, avancez pièce par pièce sans rien oublier, relevez les compteurs et comptez les clés, décrivez chaque défaut de façon factuelle, employez une échelle d’état constante, complétez dans les dix jours si besoin, appuyez le tout de quelques photos contradictoires et signez un exemplaire pour chacun.
Avant le rendez-vous
Un bon état des lieux se prépare. La loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, en son article 3-2, en fait un document contradictoire, établi à la remise et à la restitution des clés, annexé au bail en autant d’exemplaires que de parties. Trois conseils pour bien démarrer.
1. Fixer un créneau confortable, de préférence de jour
Aucune durée n’est imposée, mais un rendez-vous précipité produit un document incomplet. La lumière naturelle révèle mieux les défauts qu’un éclairage artificiel.
2. Faire l’état des lieux logement vide et propre
Un logement dégagé laisse voir sols, murs et plinthes. Un carton devant un mur, et c’est une fissure qu’on découvrira à la sortie.
3. Rassembler les documents utiles
- Le bail, auquel l’état des lieux sera annexé.
- À la sortie, l’état des lieux d’entrée, indispensable à la comparaison.
- Le trousseau complet de clés et badges.
- Un modèle structuré par pièce pour ne rien oublier.
Pendant le rendez-vous
4. Avancer méthodiquement, pièce par pièce
Le décret n° 2016-382 attend une description précise de chaque pièce : sols, murs, plafonds, équipements. Suivez un ordre fixe, pièce après pièce, sans sauter les annexes (cave, garage, parking, jardin).
5. Tester ce qui peut l’être
Robinets, chasses d’eau, interrupteurs, volets, plaques : vérifiez le fonctionnement. Un dysfonctionnement noté à l’entrée ne pourra pas être imputé au locataire à la sortie.
6. Relever les compteurs et compter les clés
Les relevés des compteurs individuels et le détail des clés sont des mentions prévues par le décret. Notez chaque index et sa localisation, comptez les clés une à une et précisez leur destination.
7. Décrire chaque défaut de façon factuelle
Nommez l’élément, localisez-le, qualifiez le défaut et mesurez-le. « Rayure verticale d’environ 15 cm sur la porte du placard de gauche » se compare sans discussion ; « abîmé » ne dit rien.
8. Employer une échelle d’état claire et constante
Neuf, bon état, état d’usage, mauvais état : gardez les mêmes termes à l’entrée et à la sortie. « État d’usage » traduit la vétusté, usure normale résultant du temps, qui n’est pas à la charge du locataire, à distinguer d’une véritable dégradation. Le décret n° 87-712 range d’ailleurs de nombreuses menues réparations (joints, ampoules, rebouchage de trous) parmi l’entretien courant.
Au moment de conclure
9. Appuyer le document de quelques photos, en bonne pratique
Les photos ne sont pas obligatoires : le décret impose la description écrite. Quelques clichés contradictoires et datés, pris ensemble en présence des deux parties et joints à l’état des lieux signé, appuient utilement le texte. Une vue d’ensemble par pièce et un gros plan par défaut suffisent souvent.
Avec EtatDesLieuxPDF.fr, les photos sont traitées dans votre navigateur (aucun envoi sur un serveur), converties depuis le format HEIC si besoin, réorientées et compressées pour un PDF léger, avec suppression des données EXIF et GPS. La date de prise de vue peut apparaître en légende comme horodatage indicatif.
10. Relire, signer et remettre un exemplaire à chacun
Relisez ensemble avant de signer : c’est le texte signé qui fera foi. Chaque partie repart avec un exemplaire, et le document est annexé au bail. En cas d’oubli, l’état des lieux d’entrée peut être complété dans les dix jours, et l’état du chauffage pendant le premier mois de la période de chauffe.