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Photos avant / après : comparer entrée et sortie
5 min de lectureMis à jour le Sources officielles citées
Comparer l’état d’un logement à l’entrée et à la sortie est l’usage le plus attendu des photos. Encore faut-il que les deux séries soient réalisées dans les mêmes conditions. Ce guide explique comment construire une comparaison utile et où se situent ses limites.
En bref
La comparaison avant/après suppose deux états des lieux contradictoires et signés : la loi impose une description écrite précise à chaque fois, pas des photos. Les clichés d’entrée et de sortie n’ont de poids que pris ensemble, datés et référencés. Distinguer usure normale et dégradation reste une lecture d’ensemble.
Deux états des lieux, deux séries de photos
La comparaison « avant / après » repose sur deux documents distincts : l’état des lieux d’entrée et l’état des lieux de sortie. Le décret n° 2016-382 du 30 mars 2016 impose pour chacun une description écrite précise, pièce par pièce. C’est la mise en regard de ces deux descriptions qui fonde la comparaison.
Les photos viennent illustrer cette confrontation, sans jamais s’y substituer. Une comparaison solide s’appuie d’abord sur deux textes soignés, que les images éclairent.
La condition première : le contradictoire, aux deux étapes
Une comparaison n’a de valeur que si chacune des deux séries est contradictoire. Selon l’article 3-2 de la loi du 6 juillet 1989, un état des lieux signé par les deux parties fait foi entre elles. Cela vaut à l’entrée et à la sortie.
Le point faible classique se situe à la sortie : des photos prises seul, après le départ du locataire, ne lui sont en principe pas opposables. Comparer une série d’entrée contradictoire à une série de sortie unilatérale ne prouve donc pas grand-chose. Les deux moments doivent réunir les deux parties.
Photographier pour que la comparaison soit lisible
Pour qu’une comparaison parle d’elle-même, mieux vaut photographier les mêmes éléments, sous des angles proches, à l’entrée et à la sortie :
- Les mêmes points d’une pièce à l’autre : un mur donné, une plinthe, un plan de travail.
- Des cadrages comparables, pour que l’œil retrouve facilement la zone.
- Une date claire sur chaque série, afin de situer l’entrée et la sortie.
- Un rattachement de chaque cliché à la pièce et à la ligne de constat correspondante.
Cette régularité transforme deux séries en une véritable comparaison, où les évolutions sautent aux yeux sans qu’il faille deviner de quoi l’on parle.
Usure normale ou dégradation : la photo ne tranche pas seule
Voir une différence entre une photo d’entrée et une photo de sortie ne suffit pas à qualifier un dommage. Une évolution peut relever de l’usure normale, liée à un usage ordinaire et à l’écoulement du temps, comme d’une dégradation imputable au locataire.
Cette distinction s’apprécie au regard de l’ensemble du dossier : durée d’occupation, nature du bien, descriptions écrites. La comparaison photographique nourrit cette appréciation, elle ne la remplace pas. Prudence, donc, avant de conclure à partir de deux clichés isolés.
Comment l’outil facilite le suivi entre entrée et sortie
EtatDesLieuxPDF.fr vous aide à documenter chaque étape de la même façon. À l’import, les photos iPhone au format HEIC sont converties en JPEG, leur orientation EXIF est corrigée et chaque image est compressée pour un PDF léger, avec un traitement séquentiel et une barre de progression.
Tout se passe dans votre navigateur : aucune image n’est envoyée sur un serveur. Les métadonnées EXIF et GPS sont supprimées, et la date de prise de vue peut être affichée en légende comme horodatage indicatif, un repère précieux pour distinguer la série d’entrée de celle de sortie.
Quand la comparaison devient sensible
Lorsqu’un litige à la sortie s’annonce et qu’une valeur probante renforcée est recherchée, la voie appropriée est celle du commissaire de justice, dont le constat relève d’un cadre professionnel. Aucune photo issue d’un outil gratuit n’est « certifiée » ni dotée d’une « valeur légale garantie ».
Pour la plupart des locations, deux états des lieux contradictoires et signés, chacun accompagné de photos datées et référencées, constituent une base de comparaison sérieuse. Le PDF généré reste un modèle à compléter et à signer par les deux parties.